Quand j'ai des envies de Liban (!!!) je vais voir Amin Maalouf.

Amin Maalouf et sa Montagne, -la sienne, comme s'il n'y en avait qu'une seule au monde.

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Evidemment, je ne connais rien au Liban. Jamais mis le bout d'un orteil.

Il faut dire que comme tout enfant des années 70 (un autre siècle, et oui...), le Liban, c'est Beyrouth, et Beyrouth, ça restera pour nous autres, et pour très longtemps, LE symbole de la ville en guerre. LA guerre. Inlassablement, stupidement, ridiculement, invariablement. Et la diaspora.

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Résultat? Et bien on se jette sur Amin Maalouf! Parce-qu'il offre une fenêtre de vie bien différente sur ce pays. Et j'adore aborder un pays par sa fiction. Pas très à la mode à l'heure des vérités vraies. Tant pis.

Justement, Maalouf nous entraîne ici dans le "légendaire historique".

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Son village, surmonté d'un château, où siège Cheik Francis, servi par  ses villageois comme un roi ( allant même jusqu'au droit de cuissage).

On entre dans les secrets d'alcôve, les naissances illégitimes, la chrétienté qui se mérite et se défend, la vie de village rassurante et étouffante où tout se sait sans que rien ne se dise .

 

On y croise une flopée de personnages dont on sait déjà qu'ils resteront longtemps dans notre panthéon mémoriel à nous: Lamia, la femme trop belle "qui porte sa beauté comme une croix", le muletier Nader, libertaire avant l'heure, de vieux sages écrivains ou conteurs, réèls ou fictifs, et surtout, un jeune homme aux cheveux prématurément blancs, fier et fidèle "chevalier"avec l'étoffe modeste des vrais héros: Tanios, -celui qui gravera son nom dans la pierre.

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Le récit, conduit comme une enquête que mènerait le narrateur Maalouf dans l'histoire orale ou écrite du village de son enfance, est celui d'un conteur du soir au coin du feu. De ces histoires que l'on raconte à voix basse, au creux de l'oreille, comme un secret, un privilège.

" En ce temps-là, le ciel était si bas qu'aucun homme n'osait se dresser de toute sa taille. Cependant, il y avait la vie, il y avait des désirs et  des fêtes. Et si l'on n'attendait jamais le meilleur en ce monde, on espérait chaque jour échapper au pire."

Tanios sera celui qui devra se lever , pour le meilleur et pour le pire.

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Une véritable plongée dans un passé pas si lointain , matiné d'histoire tourmentée, dans ce coin de monde ou les religions s'entrelacent.

On suit les aventures de Tanios sans jamais, jamais s'ennuyer. Un très bon Maalouf. Prix Goncourt 1993

NB: j'ai appris en écrivant ce post qu'Amin Maalouf avait hérité du poste de Claude Levi-Strauss à l'Académie Française en 2009, devenant ainsi le premier écrivain libanais à entrer dans "l'honorable maison".

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NB (bis!) : Pour découvrir pour de vrai en photos l'univers d'Amin Maalouf au Liban, le blog de Bernard Robert est une mine! 

 

Balade à Kfarakab (village libanais)

J'ai trié ici quelques photos de Kfarakab dire Kfararab, village libanais qui nous a accueilli en septembre. J'ai parlé de quelques femmes et hommes que nous avons eu la chance de rencontrer grâce à Chahadeh, maintenant je vous montre les paysages de ce villages.

http://www.bernardrobert.fr

 


 

When I "feel like" Lebanon, I read Amin Maalouf.

 

Amin Maalouf and his Mountain  - just as though there was only one- his- in the world.

 

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Mind you, I have never set a toe, never mind a foot, in Lebanon.

 

That being said, I am a child of the 70's ( just another century...): Lebanon, to me, means Beyrouth. And Beyrouth will always remain, to us and for a very long time, THE ultimate symbol of a city at war. THE war. Inescapably, stupidly, ridiculously, unavoidably. That, and the diapora.

 

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So? So we rush at Maalouf's books!Because he offers a fresh, intense and personnal outlook at his own country. And I do love to get to know a country through fiction. A bit weird in these days of ever pursuing real true truth. Well...

In the Rock of Tanios, Maalouf embraces a legendary historic genre.

 

 

 

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A castle overlooks his own village: in the castle reigns Cheik Francis , served and serviced like a king by the village people ( he doesn't hesitate to exert droit du seigneur quite regularly).

The reader delves into intimate secrets, illigitimate births, christianity , reassuring and stiffling village life - where everything is known though never talked about.

We come across a shedload of characters , whom we already know will stick to our memory for a long long time: Lamia, the woman  who carried her beauty like a cross, Nader the mule driver, a libertarian before the term was coined, old and wise writers or story tellers ( real-life or fictitious) and, most of all,a prematurely white-haired young man,  proud, faithful and  knight-like, modest like any true hero should be: Tanios- the one who will "set his name on stone".

 

 

 

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The story is led like an investigation that the narrator Maalouf would carry out into the oral or written history of his own childhood village: these are the stories that are told  at night, by the fire, in a very hushed voice, like a secret , a privilege.  

Tanios will be the one who will have to stand up, for best and for worse.

 

 

 

 

 

A panoramic photograph of the village of Kfarakab established by the Maalouf family c

 

 

We delve with him into a not so long gone past, spiced with troubled history, in this part of the world where religions are (too) closely intertwined.We follow Tanios's adventure without ever being bored. This is a very good Maalouf.

 

 

NB (bis!) : This site offers an excellent view of Maalouf's region in Lebannon!

 

 

 

Balade à Kfarakab (village libanais)

J'ai trié ici quelques photos de Kfarakab dire Kfararab, village libanais qui nous a accueilli en septembre. J'ai parlé de quelques femmes et hommes que nous avons eu la chance de rencontrer grâce à Chahadeh, maintenant je vous montre les paysages de ce villages.

http://www.bernardrobert.fr